Expositions Reconstitutions historiques Visites

Les temps forts de la saison culturelle 2021

Découvrez la programmation du château de Fontainebleau en 2021.

Expositions

Jusqu’au 31 août

Chef d’œuvre du maniérisme français, le décor de la salle de Bal du château de Fontainebleau fut imaginé sur le papier par Francesco Primaticcio et exécuté à fresques par une équipe d’artistes dirigée par Nicolo dell’Abate, alors fraîchement arrivé de Modène à la cour du roi Henri II.

Décor de fêtes pour un lieu de fêtes, les compositions évoquent l’importance du pain et du vin, propices à insuffler l’Amour, la musique et la danse, les Grâces et les Dieux, les chasses et le cours des saisons. Déjà endommagé au XVIIe siècle, la salle de Bal dut attendre le règne de Louis-Philippe pour connaître sa première véritable restauration.

Cette exposition présentera dans des vitrines installées sous les fresques des maîtres de Fontainebleau, le projet de restauration du peintre Jean Alaux, exécuté à partir de 1834, véritable cas d’école de la restauration. Une importante sélection parmi les soixante-dix huiles sur toile préparatoires permettra de comprendre comment l’artiste néoclassique s’employa à faire renaître le décor bellifontain et comment son style s’adapta aux courbes et contre-courbes des maîtres maniéristes.

Le domaine de Chantilly présentera en même temps une exposition consacrée aux dessins de l’école de Fontainebleau, au sein de laquelle trôneront deux modelli exceptionnels pour le décor de la salle de Bal. De la genèse à la sanguine sous la main de Primatice à la restauration de Jean Alaux dit le Romain, ces deux évènements constituent ainsi, étroitement unis comme le sont depuis cinq siècles ces deux châteaux une histoire matérielle de ce qu’Ingres appelait, avant le célèbre mot d’André Chastel, le « Vatican de la France ».

Du 4 juin au 20 septembre

Prévue en 2020, l’exposition organisée dans le cadre du Festival de l’histoire de l’art consacrée au Japon, a été reportée en 2021. Elle réunira exclusivement des objets provenant des collections du château de Fontainebleau, consistant en des cadeaux diplomatiques offerts par l’avant-dernier Shôgun Iemochi à Napoléon III, lors de deux ambassades japonaises effectuées en 1862 et 1864 pour négocier des traités commerciaux. Ces œuvres ont été mêlées aux objets chinois et siamois réunis par l’impératrice Eugénie au sein du musée dit chinois, aménagé en 1863, puis pour certaines exposées dans le salon dit des laques en 1868. Pour la plupart inédites, elles n’ont jamais fait l’objet de recherches et leurs origines se sont confondues, les présents diplomatiques, n’étant plus distingués des présents à titre personnel ou encore des objets japonais issus des collections du duc de Morny, demi-frère de Napoléon III.

Ces cadeaux, désormais identifiés, sont représentés par un ensemble de 10 kakemonos peints sur soie par des artistes officiels, ainsi qu’un paravent à fond d’or, auxquels s’ajoute une dizaine d’objets précieux par leur technique, dont la diversité illustre le choix fait pour ces ambassades, qui comprend des objets en laque, en cristal de roche ou encore en métal et en ivoire.

Du 15 septembre 2021 au 3 janvier 2022

Le château de Fontainebleau présente, à travers plus de deux cents œuvres, un visage méconnu de la « maison des siècles, la vraie demeure des rois » et une période fondamentale de l’histoire du château.

Fontainebleau connut sous le Premier Empire (1804-1815) une période particulièrement fastueuse grâce au nouveau souffle rendu au palais, sans affectation et vidé de son mobilier au lendemain de la Révolution, grâce aussi à la vie brillante qui s’y est déroulée. C’est une seconde renaissance qui s’amorce. Au gré des séjours de Napoléon Ier (1804, 1807, 1809, 1810), riches d’événements politiques ou familiaux, le profond attachement de l’Empereur pour le palais se confirme. En faisant restaurer à grands frais l’ancienne maison des rois de France, sous la houlette des architectes Charles Percier et Pierre-François-Léonard Fontaine, l’Empereur montre la place éminente qu’il souhaite redonner à Fontainebleau parmi les autres résidences impériales, telles que les Tuileries, Saint Cloud, Compiègne, Rambouillet… Les toitures sont rétablies, les décors intérieurs restaurés, les appartements abondamment remeublés, le théâtre rénové,
l’aile Louis XV aménagée pour les princes, les jardins renouvelés dans le goût de l’époque. Malgré cette activité ininterrompue, son œuvre de restaurateur, éminemment respectueuse du château, reste difficile à cerner, d’autant que les régimes successifs, en particulier la Restauration, ont effacé une partie de ses apports. 

L’enjeu de l’exposition est de mettre en valeur l’œuvre de Napoléon à Fontainebleau et d’analyser la manière dont l’Empereur a investi le château. À travers plus de deux cents œuvres issues du fonds bellifontain (collections, bibliothèques et archives), mais aussi de collections publiques françaises et étrangères, se révèlent la somptuosité des aménagements de Joséphine, le luxe du mobilier destiné au palais, l’extraordinaire bibliothèque de l’Empereur ou encore la transformation de la galerie François Ier et les grands projets abandonnés à la chute du régime. L’exposition développera des thèmes aussi variés que l’architecture, la peinture, la sculpture, les jardins, les arts décoratifs, les bibliothèques, tout en illustrant aussi la « grande histoire ».

D’octobre 2021 à août 2022

Le château de Fontainebleau a fait au printemps 2020 l’acquisition du double portrait Cadet et Hermine, qui rejoint ainsi six autres tableaux de la série des chiens du roi Louis XV, peinte par Jean-Baptiste Oudry entre 1725 et 1732. Cet ensemble comptait en tout onze tableaux, qui furent présentés au souverain à Versailles et gagnèrent par la suite le palais de Compiègne, où ils furent accrochés en dessus-de-porte dans les nouveaux appartements du souverain, conçus par Gabriel. Réunis à Fontainebleau sous le règne de Louis-Philippe, qui souhaitait réaffirmer la vocation chasseresse de la « demeure des rois », ces portraits de chiens sont les premiers du plus grand peintre animalier du XVIIIe siècle. La noblesse du port de Misse, l’espièglerie de Gredinet, la concentration de Lise ou la fierté toute royale de Mignonne montrent à quel point l’artiste sut insuffler aux animaux un étonnant supplément d’âme, ou, pour l’écrire comme le comte de Buffon, « la chaleur du sentiment ». Réunis pour la première fois depuis la Révolution française, ces chiens du roi formeront ainsi, dans l’appartement Mérimée, au début du parcours de visite du château, une véritable « Antichambre des chiens » et rappelleront la place fondamentale occupée par ces animaux dans la vie à Fontainebleau au XVIIIe siècle.

Reconstitutions historiques

 

Les 16 et 17 octobre 

À l’occasion de la commémoration du bicentenaire de la mort de Napoléon Ier, le château de Fontainebleau accueillera de nouveau l’Empereur, entouré de sa cour et de ses soldats.

Napoléon Ier entretient une relation toute particulière avec Fontainebleau : la « maison des siècles » lui permet d’enraciner son régime dans l’histoire. Il voit dans cette immense demeure un lieu incontournable pour asseoir sa légitimité, se considérant comme le digne héritier des siècles passés, et il réhabilite le château, vidé et laissé à l’abandon après la Révolution. En 19 jours seulement, sous la supervision de l’architecte Fontaine, il fait remeubler et remettre en état 40 appartements de maîtres, 200 logements de suite et des écuries pour 400 chevaux. Il redessine également les jardins et rétablit l’étiquette qui fixe les usages de la vie monarchique.

Chaque année, le château ouvre ses portes, le temps d’un week-end, à des professionnels de la reconstitution historique. Les 17 et 18 avril prochains, Napoléon Ier, Marie-Louise et leur cour feront le voyage de Fontainebleau : scènes de vie du couple impérial, intermèdes théâtraux, revues militaires, prises d’armes composeront le programme de ces journées. Près de 300 reconstitueurs passionnés,
vêtus de costumes de grande qualité, seront présents à l’intérieur du château mais aussi dans un bivouac installé au jardin Anglais.

Lors de ce rendez-vous annuel, Napoléon Ier sera tour à tour évoqué comme homme d’État, chef de guerre et promoteur des arts, dans le château qu’il a restauré, meublé et habité avec l’ensemble de sa cour.

Visites et parcours

Réouverture le 19 mai

Le musée Napoléon Ier a été reconfiguré en 2018 afin d’intégrer la centaine d’œuvres acquises ou offertes au cours des années précédentes et les premiers résultats de la souscription publique « Des Sèvres pour Fontainebleau ».
Le château va profiter de l’année 2021 pour procéder à un nouveau remaniement afin de présenter, à partir de mai 2021, de nouvelles œuvres.

Une convergence d’efforts et de générosités

Le château va en effet bénéficier de l’abandon par la Princesse Napoléon de l’usufruit de deux œuvres majeures faisant partie de la dation fondatrice de 1979. Par ailleurs, des meubles et objets d’art insignes datant du Premier Empire vont rejoindre Fontainebleau, à la faveur d’un partenariat inédit avec le Mobilier national. Enfin, le musée Napoléon Ier présentera un ensemble de nouvelles œuvres, 7 acquises (dont 6 par préemption de l’Etat) et 24 offertes depuis 2018. Ces acquisitions et ces libéralités seront soit réparties au gré du parcours selon leur pertinence thématique, donnant de nouveaux accents à 5 salles, soit regroupées dans une vitrine « Générosités » aménagée à cet effet. Parmi ces libéralités se distingue une collection de porcelaines étrangères, issues des manufactures de Berlin, de Vienne et de Naples.

Une exceptionnelle donation familiale

Les descendants d’un général d’Empire, dotés d’une conscience historique et soucieux de conserver la mémoire de leur aïeul, ont fait le geste généreux d’offrir au musée Napoléon Ier des objets historiques de provenance familiale.

Ce fonds cohérent reflète la trajectoire biographique d’un homme engagé volontaire devenu général de brigade, révèle la méritocratie promue sous l’Empire et présente une dimension européenne (sabre lié à la campagne de Prusse de 1806, tableau lié à la campagne d’Autriche de 1809, décorations d’ordres germaniques reçues à cette occasion, vaisselle d’argent amassée en Espagne et complétée ensuite par des commandes en France) et permet aussi d’évoquer les « lendemains d’Empire ». Ces deux campagnes de réaménagement de 2018 et de 2021, et le soin constant porté par le château à l’enrichissement de ses collections napoléoniennes s’inscrivent dans la perspective d’un redéploiement complet du musée Napoléon Ier sur deux niveaux à l’horizon 2030.

Réouverture le 19 mai

Le château a lancé la restauration de la célèbre bibliothèque de l’Empereur située dans les Petits Appartements. Cette restauration comprend à la fois le mobilier et les ouvrages qui y sont conservés.

Napoléon Ier disposait d’une bibliothèque privée dans chacune de ses résidences. Toutes étaient constituées sur le même modèle et selon un classement identique, dans un souci de facilité d’usage. Le classement en 15 catégories identifiées par une lettre de l’alphabet et la liste des quelque 5000 ouvrages qui la composaient sont connus grâce à l’inventaire réalisé en 1810 et toujours présent dans la bibliothèque. On y trouve quantité de livres d’histoire, de géographie et d’art militaire, l’homme d’Etat se servant de sa bibliothèque avant tout comme d’un instrument de travail. Napoléon était néanmoins également un grand lecteur qui appréciait la littérature, le théâtre, les auteurs antiques et classiques ainsi que la philosophie. Il souhaitait être au courant de la vie intellectuelle française et européenne et attendait de son bibliothécaire qu’il lui procure les dernières nouveautés.

De mai à décembre

Le parcours « Le Fontainebleau de Napoléon » dans le circuit de visite et dans les jardins, permettra d’aller à la découverte des
aménagements décidés par l’Empereur.

L’empreinte napoléonienne sur les aménagements du château et dans les jardins est perceptible aujourd’hui. Elle souligne l’attachement de l’Empereur à Fontainebleau qu’il utilisa, à travers les arts, tant à des fins politiques qu’à des fins dynastiques, pour inscrire son nom dans la longue lignée des souverains français qui l’ont précédé durant l’Ancien Régime. À partir de ces témoignages encore visibles mais aussi grâce aux nombreux mémorialistes qui l’ont raconté, le récit de la première visite de Napoléon Ier à Fontainebleau en 1803 jusqu’à son abdication en avril 1814 sera mis en scène dans les salles du château sous la forme de panneaux et d’un dispositif numérique. Seront ainsi mis en lumière sa vision de cette demeure ancestrale à travers les travaux qu’il y a menés, les aménagements décidés et le mobilier choisi sous son règne. Les Petits Appartements seront particulièrement mis à l’honneur pour permettre d’apprécier le renforcement de la cohérence de l’état du Premier Empire grâce aux restaurations entreprises depuis plusieurs années sur les textiles et le mobilier, ainsi que la campagne de restauration de la célèbre bibliothèque de l’Empereur, comprenant à la fois le mobilier et les ouvrages qui y sont conservés. A l’extérieur, l’œuvre de Napoléon est également très présente. Les visiteurs pourront découvrir à la fois sur place ou en ligne, grâce à un dispositif numérique judicieusement pensé autour d’un parcours spécifique, la grille de la cour des Adieux et le jardin Anglais dessiné par Hurtault, ainsi que le manège de Sénarmont, édifice de style palladien abritant un exemple précoce de charpente métallique, dont la restauration s’est récemment achevée.

De mai à décembre

Outre le fonds du palais lui-même, le château conserve le plus important ensemble d’objets liés directement à l’Empereur ou évoquant son action, depuis l’acquisition fondatrice de la majeure partie de la collection du prince et de la princesse Napoléon en 1979, à l’origine de la création du musée du même nom au sein du château de Fontainebleau. Si certains sont véritablement mythiques, comme la redingote ou l’épée dite du Sacre, d’autres demeurent méconnus. À partir d’une sélection de 8 œuvres emblématiques, choisies selon la chronologie du règne de Napoléon Ier, sera dressé un portrait à plusieurs facettes de l’homme, du soldat, de l’empereur. Ces œuvres feront à la fois l’objet d’une présentation particulière au sein du château et d’une mise en ligne sur le site internet. Parmi celles-ci, le célèbre globe du cabinet de travail de Napoléon aux Tuileries occupe une place à part.

Musique au château

Du 17 au 26 septembre

Le château de Fontainebleau s’engage dans une résidence artistique de trois ans avec Thomas Hengelbrock et l’ensemble et le chœur Balthasar Neumann, à compter de 2021. Cette résidence s’est donnée pour ambition de voir les arts  reprendre la place qu’ils ont toujours occupé au château au cours de sa longue histoire, afin de renouer avec sa tradition séculaire de foyer de création artistique, sous une forme renouvelée et contemporaine.

S’adressant à des publics très larges, jeunes en particulier, cette résidence a pour volonté de favoriser la transmission d’une culture artistique européenne commune, éveillant la conscience culturelle de chacun, si fondamentale à l’heure que nous vivons, en s’appuyant tout particulièrement sur l’axe franco-allemand.

Trois rendez-vous sont programmés en 2021. Un premier au printemps, du 3 au 9 mai, construit autour de l’oratorio « Israël en Égypte » de Haendel, pour l’interprétation duquel près de 80 artistes feront résonner les salles du château lors des concerts, répétitions publiques ou master classes. Le deuxième rendez-vous prendra appui sur la programmation du château consacrée à Napoléon Ier, dans le cadre de la commémoration du bicentenaire de sa mort. Il se tiendra entre le 17 et 26 septembre, évoquant les relations de Napoléon à la musique, autour de trois grands compositeurs, Cherubini, Mehul et Beethoven. Enfin, c’est un Noël franco-allemand qui viendra clôturer l’année, avec un programme chanté construit autour des diverses coutumes de Noël dans nos pays respectifs.

Festival du 4 au 31 juillet

Les Écoles d’art américaines de Fontainebleau (EAAF) accueillent, depuis 1921, de jeunes musiciens provenant du monde entier afin de leur transmettre la culture française et de promouvoir le rayonnement de la France. Constituées du fameux « Conservatoire américain » doublée d’une Ecole des Beaux-arts, l’académie des Écoles d’art réunit une équipe composée de musiciens prestigieux reconnus pour leurs talents à la fois artistiques et pédagogiques.

Le château de Fontainebleau et les Écoles d’art américaines, sous la direction artistique de la violoncelliste Diana Ligeti, ont fait de cette académie estivale un véritable festival dédié à l’excellence, œuvrant à la création et à la rencontre de tous les publics.

Cette année, les Écoles d’art américaines de Fontainebleau fêteront leur centenaire.

Festival de l’histoire de l’art

 

 Les 4, 5 et 6 juin

Pour sa 10e édition, le Festival de l’histoire de l’art aura pour thème le plaisir et mettra à l’honneur le Japon. Il réunira une centaine d’historiens de l’art (chercheurs, conservateurs, étudiants) et acteurs de la création contemporaine et proposera, comme chaque année, un point de vue panoramique sur la production artistique et la discipline de l’histoire de l’art de ce pays. À travers plus de 300 événements – conférences, rencontres, tables rondes, visites, ateliers, concerts, projections et spectacles – entièrement gratuits, le Festival constitue un moment festif de partage des savoirs pour les amateurs, les familles, les chercheurs, les étudiants et le jeune public. Le Festival de l’histoire de l’art est une opération nationale du ministère de la Culture mise en œuvre par l’Institut national d’histoire de l’art et le château de Fontainebleau.

Ticket blanc

Billets et tarifs

Billetterie

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Horaires d'ouvertures

Le château

Le château est ouvert tous les jours, sauf le mardi, le 1er janvier, le 1er mai et le 25 décembre.

D’octobre à mars : 9h30 à 17h00 (dernier accès à 16h15).

D’avril à septembre : 9h30 à 18h00 (dernier accès à 17h15).

Le parc et les jardins sont ouverts, dans les conditions habituelles, gratuitement.

Covid-19 : Afin de respecter les jauges de visites mises en place dans le cadre de la crise sanitaire, la réservation d'un créneau de visite en ligne est obligatoire.

Circulation : L'avenue des cascades sera fermée du 12 juillet au 22 août 2021.

Venir au château

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