Aigle se préparant à défendre sa proie

Aigle se préparant à défendre sa proie - château de Fontainebleau

Auguste Nicolas CAIN (Paris, 1821 – Paris, 1894)
1853 (entrée à Fontainebleau en 1866)
Bronze
PFH-9391 – Dépôt du Fond National d’Art Contemporain
Château de Fontainebleau, bassin des Cascades

 

Les animaux, un domaine de prédilection

Cain, sculpteur animalier qui fut l’élève d’Alexandre Guionnet, puis de François Rude, s’entraînait à dessiner les animaux au Jardin des Plantes. Il expose au Salon à partir de 1846 où il présente Les Fauvettes défendant leur nid contre un loir. Il produit notamment des petits bronzes en collaboration avec Mène. Cain participe à plusieurs commandes publiques comme, par exemple, pour les Lionnes du Sahara qui se trouvent aujourd’hui sur les portes Jaujard et des Lions du Palais du Louvre. De nombreuses œuvres de Cain représentent des félins, souvent, en chasse comme la Tigresse portant un paon à ses petits (1873), le Lion et Autruche montrant un lion trônant au-dessus de sa proie gisante, le Tigre et crocodile (1869) où le tigre est représenté en force terrassant un crocodile renversé sur le dos.

 

Une œuvre de commande.

Le plâtre de l’Aigle se préparant à défendre sa proie, exposé au Salon de 1852, est acheté par l’État. Dès 1853, le ministre de l’Intérieur commande une version en bronze de la sculpture. En 1866, l’Aigle défendant sa proie est choisi pour remplacer L’Hallali du sanglier de Lechesne au centre du bassin des Cascades du château de Fontainebleau, qui a été redessiné et agrémenté par un ensemble de sculptures en 1864.Le bronze toujours présent au sein du bassin aujourd’hui est daté et signé de son auteur. Il porte également la marque du fondeur « E. Vittoz ».

Une ode à la puissance

L’aigle aux ailes déployées tient en ses serres un petit cervidé qui se débat. Surplombant de toute sa masse sa proie et le rocher, l’aigle triomphe avec monumentalité. Le sculpteur saisit l’instant dans toute sa spontanéité, afin d’accentuer le drame, celui de la mise à mort inéluctable du cervidé.
Le prédateur entre en écho avec une autre sculpture du bassin des Cascades représentant un affrontement animalier, le Zèbre attaqué par une panthère d’Isidore Bonheur datant de 1854.

Ainsi, le choix de cet aigle, placé au centre de la composition de cet espace aquatique, n’est sans doute pas anodin. Il pourrait faire référence à la toute-puissance de l’Empereur Napoléon III. La sculpture animalière use fréquemment de codes ou de conventions tacites où l’aigle et le lion sont des symboles impériaux ou monarchiques. On peut citer par exemple le Lion au serpent d’Antoine-Louis Barye (1835), où le félin incarne Louis-Philippe, Roi des Français.

 

Bibliographie
BRESC-BAUTIER Geneviève et PINGEOT Anne. Sculptures des jardins du Louvre, du Carrousel et des Tuileries. Paris : Réunion des Musées Nationaux, 1986.

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